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[SCOPITONE] Paloma Colombe, une DJ flamboyante
À l'occasion de sa venue à Nantes pour le festival Scopitone, notre journaliste Khoukha a pu poser quelques questions à la DJ franco-algérienne Paloma Colombe, que nous avions rencontrée lors de son passage aux Trans Musicales, le 3 décembre dernier.

Vendredi 16 septembre 2022, 18h13, Jardin des plantes de Nantes. J'attends, non sans impatience, l'arrivée de la DJ parisienne Paloma Colombe, programmée le soir même dans la salle Maxi de Stereolux dans le cadre de la 20ème édition du festival Scopitone. Profitant de la météo clémente de cette fin d'été, nous avons convenu de nous retrouver dans ce cadre verdoyant et agréable.

Paloma Colombe arrive à 18h30, ponctuelle et souriante malgré le début de stress qui se fait ressentir à l'approche de sa performance du soir. Suvann, notre photographe, nous rejoint peu après et nous nous installons sur un banc, entourées des canards et autres palmipèdes qui batifolent dans les bassins et sur les pelouses, appréciant tout comme nous la tranquillité du parc à cette heure-ci.

Notre interview de Paloma Colombe
Par Khoukha Henniène
Paloma Colombe et notre journaliste ©Suvann

Pendant près de vingt minutes qui semblent passer à toute vitesse, Paloma Colombe répond à mes questions en toute simplicité.

Nous abordons notamment son actualité des derniers jours, la DJ ayant été en première partie de Marc Rebillet à l'Olympia, ainsi que deux soirs à la salle Pleyel. Une grande fierté pour cette artiste qui, au cours de sa dizaine d'années de pratique, a été confrontée à de multiples obstacles et préjugés en tant que femme racisée dans l'industrie musicale. Paloma Colombe a pu savourer cette belle revanche entourée d'ami·e·s, présent·e·s à chacune de ces dates et certainement empli·e·s d'au moins autant de fierté qu'elle.

Rien n'a été ni facile ni évident, tout a pris du temps et a demandé beaucoup de volonté de ma part
—Paloma Colombe
Paloma Colombe ©Suvann

L'identité, la multiculturalité (étant franco-algérienne et kabyle), les stéréotypes de genre, l'intime et le politique sont des thématiques qu'elle aborde avec sincérité, témoignant de l'importance qu'elle accorde au fait de faire danser, aussi bien que de faire réfléchir. Rien n'est dû au hasard dans la construction de ses sets, qu'elle introduit et clôture par des extraits de discours en lien avec l'actualité politique française, aussi bien que mondiale.

Un choix qui ne passe pas inaperçu et la rend d'autant plus plus mémorable, comme nous l'avions constaté lors de son passage aux Trans Musicales en décembre dernier.

Je suis quelqu'un qui réfléchit beaucoup à ce que je fais et à comment ça s'insère dans le paysage musical français
—Paloma Colombe
Paloma Colombe et notre journaliste ©Suvann

Mémorable, c'est sans aucun doute un des termes que le public nantais pourra utiliser pour qualifier sa prestation à Stereolux! Pendant un petit plus d'une heure, Paloma Colombe a entraîné avec elle la foule de la salle Maxi, faisant chavirer les corps autant que les esprits. Enchaînant avec brio bass music scintillante et techno plus énervée, puis laissant la place aux remixes hors du commun dont la DJ a le secret (mention spéciale pour celui du titre "Heads High" de Mr Vegas, une pépite), Paloma Colombe nous a à peine laissé le temps de reprendre notre souffle.

Un cocktail de sonorités hybrides et percussives, à l'image de la DJ qui a enflammé le public, montrant une fois de plus sa capacité à réunir et transcender les amatrices et amateurs de musiques électroniques de tous horizons. Une performance très justement saluée par la foule à la fin de son set, scandant des "Encore!" et applaudissant à pleines mains, face à une Paloma Colombe rayonnante.

À Prun', tout comme le public de Scopitone, on ne peut qu'en redemander, alors vivement la prochaine !

Publié le
Un article réalisé par : Khoukha Henniène
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