dimanche 21 mars 2010, 04:32:51

Les enseignants-chercheurs de la faculté de droit ont donné mardi 20 janvier diverses conférences devant leurs étudiants.
La journée "Fac en colère" avait pour but principal d'informer les étudiants en droit sur la réforme LRU (Loi Relative à l'autonomie des Universités).
Et, plus particulièrement sur le statut des enseignants-chercheurs.
Gilles Dumont, doyen de la faculté de droit de Nantes revient sur cette journée.
Discussions particulières sur un objet d'études particulier
Cette journée fut l'occasion de "discussions particulières autour d'un objet d'enseignement particulier" explique Mr Dumont. Actuellement sous l'égide au niveau local, la réforme prévoit que le statut des enseignants-chercheurs seront désormais décidé par chaque université au niveau national.
Les chercheurs seront ainsi évalués par des instances locales, et non plus par le Conseil National de l'Université.
Un prof mal-évalué pourra quand même enseigner !
Par cette réforme, les instances locales ne seront donc plus obligées de s'aligner sur l'évaluation nationale. Selon Mr Le Doyen, "un prof mal-évalué au niveau national pourra par exemple être promu,...s'il est proche de la présidence".
L'inquiétude est donc de mise car on pourrait assister à des promotions qui ne se baseraient donc plus sur les compétences, mais plutôt sur des liens affectifs.
C'est donc en raison de ces principes que la mobilisation étudiante reste à suivre ces prochains jours.
Sylvain Piaut