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Skream : Il était une fois dans le sud

En 2006 sortait le premier album de Skream. Petite révolution dans la sphère électronique anglaise, le londonien va marquer les esprits pour ceux qui profiteront de la voie du Dubstep à grande échelle qu’il a ouverte.

Le jeune Oliver

Certains opus devraient être considérés comme inévitables à l’évocation d’un genre musical. Pourtant, l’engouement fait parfois de telle sorte que la nouvelle vague soit un véritable raz de marée, et ceci au sens large, puisque les présumés poulains se greffent souvent l’étiquette existante d’une écurie musicale. 

Les parrains en sont alors submergés, et peu parviennent à remonter à la surface. Il faut donc provoquer la rencontre. 
Cette chronique sera peut-être l’intermédiaire afin d’entrer en contact avec le sujet présenté, ou, mieux, de vous en faire une nouvelle idée, bien plus propre et fidèle.
 

Ici, le Dubstep est à l’honneur. Une métamorphose puis diverses torsions effectuées par des tiers; et voilà que le succès prend et le courant explose. Son origine remonte à l’aube du XXIe siècle, peu après le passage au nouveau siècle, les supports physiques accueillant ces premières productions originales.

L’album choisi ici est l’un des plus marquants. Sorti du quartier de Croydon, au sud de Londres, un dénommé Oliver Jones, 20 ans, se cachant sous le pseudonyme de Skream, proposa son premier format long au label Tempa. Ce disque éponyme mit tout le monde d’accord.

Un essai sans rature

Cette production est alors frappée d’une authenticité flagrante. Certains albums marquent par leur empreinte sans ressemblance possible; celui-ci en fait partie. L’univers constitué est entier, et se tient du début à la fin. 
L’opus est tout de même parsemé d’altérations d’ambiances et de rythmes, dynamisant ainsi le tout. Mais dès le premier titre aucune mise en garde n’est envisagée, Tortured Soul installe un univers lourd, sale et relativement sombre. Skream y signe de suite son empreinte sonore, semée de sons purs et de reverbs, de résonnances à en perdre l’équilibre. 
Midnight Request Line, Blue Eyez, Rutten ou encore Colorful prendront le relais, suffoquant de basses sourdes et lourdes relevées par divers synthés amenant une sonorité nouvelle, tout en renforçant le côté mystique de la chose. 

D’autres titres vont entretenir un genre à la teneur moins grave, davantage puisé dans les origines et influences du Dubstep telles que le Dub ou le Reggae, à l’image de Auto-Dub ou bien encore Dutch Flowerz, entretenant un rythme en contre-temps tout à fait continuel, tout en gardant une basse omniprésente. 
D’autres titres seront témoins de diverses influences telles que le Garage, comme peut le prouver Summer Dreams, le Grime avec l’intervention de JME sur Tapped ou même le Ragga par l’apparition de Warrior Queen avec Check-It. Ces compléments stylistiques permettent à l’album de donner une certaine polyvalence en explorant les différents recoins de ce domaine tout en gardant cette solide unité et cet univers nettement distinguable.


Cet opus est donc sans hésitation : complet. Ce qui en fait d’ailleurs la qualité de son impact. Le style musical y fonde ses propres caractéristiques, toutes contenues dans un seul et même projet. C’est d’ailleurs aussi en cela que cet album reste une pépite en la matière, tant pour son rôle de référence que pour sa valeur symbolique.






skream / dubstep

Article réalisé par Théo Bonnet

Publication : Lundi 31 Mars 2014

Illustration : Le jeune Oliver

Crédit photo : en.wikipedia.org





Commentaires

Ma;L - 31/03/2014 16h56



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