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L'univers changeant de Romain Marsault

L’œuvre de Romain Marsault évolue dans des univers constamment changeants. Protéiforme, elle se joue des styles et des époques, avec une facilité déconcertante.

Romain Marsault, le mortier japonais

Nous nous sommes perdus


Il est de ces soirées qui commencent calmement, assis autour d’une table, et qui finissent, vers 4 ou 5h du matin, sur le flou d’un trottoir. Entre les deux, on ne sait plus trop, quelques bons verres de vin à coup sûr. Et puis des rencontres. Comme croiser l’artiste nantais de Birds are alive, une boîte de CDs sous le bras… Il vient de finir son concert, on n’était pas là. On achète l’album sur un coup de tête, mi-ivre, mi ravie de l’aubaine : la musique de Birds are alive vous happe, vous plonge dans un blues habité, à mille lieux de ce que l’on a l’habitude d’entendre…

Le lendemain, on se réveille, les cheveux dressés sur la tête, on fouille son sac, on trouve un album. Alors, réflexe, on le met aussitôt sur la platine, et on découvre sur la pochette le nom d’un projet inconnu : Romain Marsault, le Mortier Japonais. WTF ?

Une fulgurance, les brumes éthyliques s’estompent, on s’assied, on écoute cette œuvre étrange. Les premiers mots font écho à la soirée de la veille : « Nous nous sommes perdus… »

Mirages de l’océan-ciel et chiens errants


L’œuvre de Romain Marsault évolue dans des univers constamment changeants. Protéiforme, elle se joue des styles et des époques, avec une facilité déconcertante. L’artiste nous offre des morceaux à la beauté naturelle, d’une épure certaine, portés par sa voix à nu.

Romain Marsault chante sans effort, laisse défiler des textes poétiques, des constats doux-amers, des chiens errants à l’océan ciel… 34 minutes à travers le temps et le monde. Est-on au bord d’une cabane, près du Mississippi ? Assis au coin du feu, écoutant une ritournelle de la vieille France ? Perdu dans la nature, au fin fond des États-Unis ? Proche ou éloigné de l’Afrique noire ?

Les morceaux te caressent l’oreille, entre chanson, folk et vieux blues. La voix de Romain Marsault, calme et posée, se déroule de manière limpide et domine cet album de bout en bout. On se fait surprendre par la simplicité extrême des parties de guitare, par la beauté fatale de certains titres (« La Fausse Route »). Quelques indications sur la pochette, les apparitions du cœur (Faustine Seilman), de Jonathan Seilman, de Pierre-Antoine Parois (Papier Tigre)… Le projet de Romain Marsault est un OMNI à coup sûr (Objet musical non identifié). Et tant mieux si on n’arrive pas à y mettre une étiquette.

A écouter de bout en bout, encore et encore :
https://romainmarsault.bandcamp.com/releases
 


romain marsault / le mortier japonais / folk / blues / chanson / birds are alive / chronique / chronique musicale

Article réalisé par Bérengère Vito

Publication : Lundi 24 Octobre 2016

Illustration : Romain Marsault, le mortier japonais






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