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Live-Report : trois jours au This Is Not A Love Song.

Le T.I .N.A.L.S, c’est plus simple écrit comme ça, se déroulait les 3, 4 et 5 juin 2016. Pour sa quatrième édition, le festival était organisé une fois de plus à Nîmes, préfecture du Gard, région Occitanie.

TINALS 2016

Le festival co-organisé par l’association Come On People et Paloma, la SMAC de Nîmes, a mis la culture indépendante sur un piédestal une fois encore. Et plus précisément, le rock indépendant : indie rock comme on dit outre manche et outre atlantique. Malgré cela on pouvait trouver dans la programmation les groupes Air et Breakbot. Récit.

• Jour 1 

> Découverte <

~ Chocolat : Une prestation live bien différente de ce que l’on peut entendre sur disque : une re-découverte donc. Les morceaux sont plus progressifs et les musiciens au look digne d’un groupe de Hard-Rock des années 70, l’accent québécois en plus, ont de l’énergie à revendre et ça, ça fait plaisir! 

~ The Mystery Light : Le label Daptone Records, lance sa branche rock’n’roll avec Wick Records. Habitué de la Soul et autres Funk de qualité, l’écurie basée à Brooklyn inaugure son nouveau catalogue avec The Mystery Lights. Dans un esprit proche de ce que peuvent proposer les californiens des Allah Las sous certains aspects, le quatuor inaugurait sa première tournée française assez sereinement. Et pour preuve, ils ont déroulés un set énergique, quoique bancal mais sincère et authentique. 

Le festival en lui même : En cette édition 2016, c’était pour un moi un dépucelage que de me rendre à Nîmes et d’assister au This Is Not A Love Song. Festival à taille humaine à la décoration chiadé, on y trouve chaque année une programmation musicale pointue que je qualifierai de « Primavera de poche », le marketing à outrance en moins. 

> Confirmation <  

Foals : J’avais cette année la chance de voir sur scène Foals pour la 4ème fois et force est de constater que c’est toujours aussi bon. Rodés à souhait, les musiciens Anglais porté par un Yannis Philippakis Charismatique ont proposés un pèle mêle de leurs 4 albums qui a su ravir les fans du débuts comme les plus novices. 

> Déception <

~ Malheureusement, le festival n’échappe pas au virus du cashless. Certes pratique et inscrit dans une démarche éco-responsable, ce système de paiement nécessite d’attendre assez longtemps pour recharger sa carte. Pareil pour ce qui est de se la procurer. 

• Jour 2 

> Découverte < 

~ Algiers : C’est aussi ça les festivals, s’installer devant un concert au hasard, si hasard il y a, et observer, écouter, kiffer, analyser. C’est ce qui s’est passé avec les ricains de Algiers signés chez le très bon label Matador, rien à voir avec l’Islandais Àsgeir et son célèbre King & Cross, rassurez-vous. Le quatre musiciens qualifient leur musique de « post-worldbeat » et bien que ça ne veuille pas dire grand chose sur le papier, maintenant ça me parle : leurs compositions sont déstructurées et laisse transparaitre beaucoup d’influences différentes. 

> Confirmation <  

~ Air : On ne présente plus les musiciens originaires de Versailles pilier de ce qu’on appelle la French Touch avec Daft Punk et Cassius pour ne citer qu’eux. Programmé en milieu de soirée, leur musique douce et relaxante a permis de faire une pause dans cette programmation rock. D’autant plus que la météo orageuse à la tombée de la nuit, a donné une ambiance glauque, jolie et intrigante à la fois. 

~ Dinosaur Jr : Que dire de ce groupe de papas qui évoluent depuis 1984 … Fracture générationnelle oblige, je n’ai pas pu être aussi assidus que certains personnes sur les paroles de chansons. Quoi qu’il en soit, je dirai que Dinosaur Jr, c’est un peu la force tranquille : des tubes, du rock, la classe. 

~ Lush : En l’an 2016, le groupe de shoegaze aux accents britpop s’est reformé ! Et ils ont toujours la même fougue 20 ans après leur album « Lovelife » sur le très bon label 4AD. Une basse très présente et des guitares aériennes qui sonnent très dreampop : un groupe a voir, revoir et à écouter sans modération. 

> Déception < 

~ Luh : En gros fan du feu projet Wu Lyf, j’ai accouru en avril dernier au festival l’Ère de Rien voir Francis Lung, ancien bassiste du projet sombre et mélancolique World Unite Lucyfer Youth Foundation. Une grosse claque s’est alors abattue sur chacune de mes joues. C’est tout naturellement que je me suis positionné au premier rang pour le concert de Luh, nouveau projet du chanteur, et que j’en suis sorti avant la fin, déçu. On retrouve en effet sa voix emblématique et le son de guitare auxquels il nous a habitué, mais les sons de claviers et la structure de certains morceaux rappellent sans nul doute la musique électronique à la mode qui passent en boucle sur les radios commerciales dont je tairai le nom ici. Vraiment dommage. Francis s’en sort mieux. 

• Jour 3 

> Découverte <

~ Drive Like Jehu -> connu comme le loup blanc sur la scène post-punk, j’ai fait parti de ceux à qui on a conseillé ce groupe Californien. Et pour preuve, en live ils délivrent un set carré, une énergie incroyable et un son tout droit sorti des années 1990, fidèle à leur époque. Très très bon ! 

> Confirmation <

~ Metz : Rien à voir avec la nouvelle région au nom barbare Alsace Champagne-Ardenne Lorraine. Les Canadiens de Metz pourrait clairement être originaire de Seattle. Punk, noise, grunge sur CD, punk, noise et grunge en live, ça vaut clairement le détour ! Signé chez le très bon Sub Pop records le trio a profité de son passage à Nîmes pour balancer quelques tubes et nous présenter quelques titres de leur nouvel album paru le 22 juin. 

~ Beach House : Venons en au fait. Le concert que j’attendais avec impatience fut extraordinaire ! Le duo américain dégage une énergie communicative, envoutante et frissonnante. Emotionnellement, c’était fort dans le sens le groupe clôturait le festival avec ses mélodies dream-pop et qu’à la nuit tombée le fond de scène scintillait dans la pénombre de l’éclairage minimaliste. Par chance, les musiciens ont joué des morceaux issus de chacun de leurs 6 albums dont le très bon disque « Bloom ». Une grande claque pour clôturer cette première à Nîmes. 

Merci et à l’année prochaine donc. 


tinals / festival / 2016 / indie / rock / nîmes / juin / report

Article réalisé par Kevin Lemoine

Publication : Lundi 11 Juillet 2016

Illustration : TINALS 2016

Crédit photo : adelap.com






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