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Les Etats Unis et l'écologie

Round 2: dans l'assiette des américains

Tous les lundis je faisais une chronique sur l'écologie dans le Ghetto Blaster et quand je suis partie en vacances aux États Unis au mois de janvier, je me suis dit que je pourrais voir comment ce pays, initiateur de l’hyper consommation, se débrouille face aux problèmes environnementaux.


Il y a quelques mois j'écrivais un premier article sur ce voyage en vous parlant des américains et de leur gestion des déchets. Aujourd'hui, après tant d'attente je vais vous parler de la façon dont ils se nourrissent, d'un point de vue écologique bien sur. 

Végétarisme, véganisme, et cetera... 


Quand je suis arrivée sur le nouveau continent, j'étais très surprise de voir que, sur tous les menus de tous les restaurants, il y avait des plats végétariens et végétaliens. Pour rappel, les végétaliens sont des personnes qui ne mangent aucun produit venant d'un animal, donc pas d’œufs, de lait ou de miel et les puristes, les végans, ne portent même pas de laine et ne s'assoient pas dans des fauteuils en cuir. Donc j'étais plutôt contente de voir leurs efforts sur les menus car souvent ce n'est pas facile de trouver un restaurant qui propose ce genre de plat. 
Et la où les américains sont forts c'est qu'ils ont des fast food entièrement végan ! Business is business comme on dit ! Par exemple, à Portland, le restaurant rapide, Native Foods Café, propose que des burgers et accompagnements végans, donc sans viande, poisson ni fromage. Le café joue un peu sur ce concept en appelant ses burgers comme s'il y avait de la vraie viande dedans. Par exemple « burger poulet bacon », alors qu'il ne s'agit que de tofu, steak de légumineuses ou protéines reconstituées. C'est assez bluffant car si on ne sait pas que c'est végan on pourrait penser qu'on mange de la viande ! Même si ce genre de restaurant commence à arriver en France, aux États-Unis on les trouve vraiment partout, à chaque coin de rue et ça c'est parce que la demande est plus forte qu'ici. 
Dans mon précédent article je disais que j'avais fait du couchsurfing pendant mon voyage et sans le faire exprès j'étais que chez des végans. Les gens que j'ai rencontré là bas sont très « tout ou rien », il n'y a pas d'entre deux. J'ai rencontré des gens soit carnivores soit végans, pas de végétariens. En même temps ils n'ont pas vraiment de fromages donc c'est plus facile pour eux de ne pas en manger ! En plus c'est super simple de trouver des ingrédients végans dans les supermarchés, pas besoin d'aller dans un magasin bio spécialisé, il y a des rayons entiers dédiés à ce mode de vie ! 

Le vrac bien implanté dans les supermarchés


En parlant de supermarchés, il y a autre chose qui m'a surprise. Les rayons de produits en vrac ! Ces rayons sont immenses et présents dans toutes les grandes et moyennes surfaces. On y trouve vraiment toutes les noix, pâtes, farines, fruits secs que l'on veut. Il y a des machines pour moudre le café ou les amandes par exemple. Tout est en libre service, avec des sacs compostables et j'ai vu des gens ramener leurs bocaux. C'est vraiment très développé et commun. Sur la photo qui accompagne cet article, on peut voir un rayon de bulks (« vrac » en anglais) dans un supermarché lambda de Seattle. C'était l'un des plus petit rayon que j'ai vu lors de mon voyage ! 
On note aussi en France une évolution des rayons de vrac dans les supermarchés. De plus en plus en proposent même s'ils sont parfois assez petits. Et surtout de plus en plus de magasins dédiés uniquement au vrac voient le jour partout dans l’hexagone. À Nantes par exemple on est plutôt bien servi si l'on veut réduire ses déchets et n'acheter que des produits en vrac. 
Il y a déjà un an ouvrait Day by Day, un magasin qui propose plusieurs produits en libre service allant des noix au vinaigre blanc en passant par l'huile d'olive. Et le 1er juillet (date clés pour l'environnement car les sacs en plastique sont enfin interdit), un nouveau magasin a vu le jour, Ô Bocal. Cette enseigne propose du vrac mais aussi des produits frais et des fruits et légumes venant de producteurs locaux. Le 9 mai dernier on invitait, dans le Ghetto Blaster, Johanna Le Mau, une des deux créatrices de la boutique, pour nous en parler, et son interview est disponible en podcast juste en dessous de la photo pour découvrir ce concept.

Après ces deux rounds sur les États-Unis et l'écologie, on s’aperçoit que les américains ont une légère avance sur nous mais on les rattrape petit à petit. Le combat n'est pas perdu et surtout la motivations des français est de plus en plus forte. C'est ce que je ressens, peut être aussi parce que Nantes est une métropole qui bouge bien dans ce secteur. À San Francisco leur objectif est d'être une ville zéro déchet d'ici 2020 (autrement dit, demain) donc on voit bien qu'ils ont de l'avance.  Nantes notre objectif de ville zéro déchet devra être atteint en 2030, il nous reste des efforts à faire mais nous sommes sur la bonne voie. 
Pour conclure avec une petite touche d'humour, je laisse encore Fred et Carrie, de l'excellente série Portlandia, vous parler de produits en vrac avec cet extrait où l'on voit des rats qui essayent d'aller dans un magasin sans emballage, c'est plus facile pour piquer de la nourriture et c'est bio donc sans mort aux rats!




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Article réalisé par Pauline Houbre

Publication : Lundi 04 Juillet 2016

Illustration : Un rayon de vrac dans un supermarché de Seattle

Crédit photo : Photo personnelle





Commentaires

Delahais Anne-sophie - 15/11/2016 13h46



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