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Histoires Sur(pre)Nantes : Nantes et le Cinéma - Cours St-Pierre

La chronique Histoires Sur(pre)Nantes vous (re)plonge dans l'histoire de la cité des Ducs au travers de thématiques originales ! Pour cette première série, il est question de cinéma !

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Nous  débutons notre balade cours Saint-Pierre. C’est sur cette place, entre la cathédrale et le musée des Beaux-Arts, que le cinéma a fait ses premiers pas à Nantes.

On est à la fin du 19e siècle ; le Cinématographe des Lumières a déjà fait parler de lui au 6, rue Jean-Jacques Rousseau, en montrant aux spectateurs enthousiastes des rochers battus par les vagues ou des ouvriers démolissant un mur, mais c’est un an après que le cinéma fait ses premiers émois à Nantes.

Loin d’être implanté durablement dans la ville, il est d’abord nomade. Deux fois par an, d’immenses baraques s’installent lors des foires et présentent aux habitants des visions de la nature, des rues de Paris, des descentes de train, ou encore des défilés de régiment. Et c’est donc à la foire de l’hiver 1896, cours Saint-Pierre, que l’aventure des cinémas ambulants commencent.
Le Chronophotographe, de Monsieur Grenier, ou le Théâtre des Merveilles de Monsieur Vernassier sont les premiers à passionner les Nantais. Ils sont rapidement suivis par d’autres cinémas comme le Silhouetoscope, l’Aléthoscope, le Cinéphotographe, etc etc. Et un peu plus tard, par celui de Salomon Kétorza…

La bataille fait rage auprès des forains et certains se voient refuser l’accès aux foires, faute de place. D’autres lieux nantais ont accueilli ces cinémas ambulants, comme la place de Bretagne pendant la foire de l’été. L’épisode des foires durera jusqu’au début des années 1910, après quoi les cinémas s’installeront durablement dans la cité des Ducs.

Restons encore un petit peu cours Saint-Pierre. Derrière nous, Louis XVI trône sur sa colonne, son regard dirigé vers la Vendée et les éventuels promeneurs. Mais c’est le regard d’un autre personnage, iconique de la ville de Nantes, qui s’est arrêté sur cette place et dont nous allons parler. Un certain Jacques Demy.

Jacques Demy est un réalisateur Français de la Nouvelle Vague. Les Parapluies de Cherbourg, Les demoiselles de Rochefort ou encore Peau d’Âne sont probablement ses films les plus connus, tournés dans les années 60 et 70. Né à Pontchâteau en 1931, il a vécu toute son enfance à Nantes. C’est une enfance profondément marquée par la guerre et les conflits sociaux, mais également par une ville dont il ne cessera de faire hommage dans son œuvre. Il tournera plusieurs de ses films à Nantes : Lola, en 1960, ou une chambre en ville, en 1982. Agnès Varda, sa compagne et aussi réalisatrice, retracera son histoire dans la cité des Ducs en 1991 dans son film Jacquot de Nantes.

Bercé par Gnafron, Cendrillon ou encore Peau d’Âne, Jacques Demy découvre l’univers des marionnettes lors des foires hivernales. Dans Jacquot de Nantes, justement, on le voit plusieurs fois, accompagné de sa mère, aller voir les représentations des marionnettes. Il fabriquera lui-même son théâtre de marionnettes dans le grenier du 9 quai turenne, où il vit avec ses parents et son frère cadet, Yvon.
Ses parents, amateurs d’opéra et de cinéma, l’initient très tôt aux arts du spectacle. Sa mère est une femme très fantaisiste, joviale et qui aime faire planer un climat léger et musical dans la maison. Elle encourage dès le départ son fils dans sa vocation pour le cinéma. Son père quant à lui, issu d’une famille rurale conservatrice, s’oppose fermement à sa vocation de ‘’saltimbanque’’. Il préfère que son fils suive un enseignement technique plus traditionnel. Deux personnalités contrastées que l’on retrouve dans son œuvre : sa mère dans la plupart des figures féminines et son père dans ses tendances populaires et réalistes. L’histoire de son père inspirera son film musical "Une chambre en ville".

(chronique en direct tous les lundis pendant le Ghetto Blaster de Prun' - 17h30/19h)
Lien page Facebook : Histoires Sur(pre)Nantes


histoire / chronique / ghetto blaster

Article réalisé par Timothé CLERC

Publication : Vendredi 09 DéCembre 2016

Illustration : Logo chronique






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