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De l'éloge de la violence.

Un billet d'humeur né d'une critique d'un pouvoir coercitif répressif, inégalitaire, identitaire, liberticide.

Et pense à acheter le pain en rentrant.

Vous entendez ? Certains anciens, des jeunes aussi. Ils susurrent à nos oreilles ou le clament haut et fort : « il faudrait une bonne guerre ». Parfois c’est clamé avec fierté comme le fruit d’un raisonnement ayant fait ses preuves ou bien suggéré, avec ou sans ironie, lors d’un dîner familial où les générations se parlent. Enfin, disons plutôt que la génération de nos parents distille sa façon de pensée à sa progéniture, progéniture qui se fera un sens critique et une conscience politique ailleurs que dans le foyer familial. En tout cas, pour ma part, je le ressens comme tel.

Il faudrait une bonne guerre dites vous. Et bien je pense que certains membres du gouvernement ont ouvertement déclaré la guerre au terrorisme. Chouette ! On va relancer l’économie, rééquilibrer le taux de natalité, on va créer des emplois en reconstruisant jusqu’à la prochaine.
La prochaine quoi ? La prochaine guerre voyons. Mais oui, la voilà la relance, la bonne idée, la croissance !

Vous vous doutez bien que je ne suis pas tout à fait en phase avec ce discours. La guerre, c’est une nation contre une autre. L’expression la plus radicale du pouvoir répressif et propagandiste d’un État.  Car si l’on guerroie, ne serait-ce pas pour imposer une idée et voler des ressources, n’est-ce pas tenter de démontrer la suprématie d’une patrie sur une autre ? Écraser de toute sa force ce que l’on considère dès lors comme indésirables.

Le terrorisme existe, ce n’est pas l’objet de ce billet, mais s’il existe de quoi est-il né ? De quoi est-il le nom ? Je n’ai pas de réponses à donner ou en tout cas pas en quelques lignes. La guerre n’est pas une lutte, la guerre n’est pas désirable tant elle brise, déchiquette, détruit tout sur son passage pour finalement ne laisser rien d’autres que la vacuité des esprits craignant d’être délogés de leur places injustement privilégié.

Ne vous méprenez pas, je ne condamne pas la violence, je condamne la guerre comme expression brutale d’un mécanisme aliénant l’humanité de toute part et que l’on appelle État ou Nation. La violence à ses vertus quand elle est l’arme des plus faibles et des opprimés. Elle devient désirable lorsqu’elle crée des émeutes, qu’elle met sous pression la cocotte minute qu’est le système capitaliste. Cette violence est le fruit de la convergence du cœur, des tripes, du cerveau et elle est dirigée vers des symboles.

Je vous entends déjà « Jeter un pavé sur un CRS, c’est quoi le symbole !? ». Laissez-moi vous répondre en une seule petite phrase : un CRS, c’est un humain qui ne mérite pas, par le simple fait d’être un humain, une violence gratuite. Néanmoins, dans ce pays en tout cas, il y a encore ce qu’on appelle le libre arbitre. Si cet homme a choisi de défendre ceux qui l’oppriment alors il incarne la sauvagerie d’un système corrompu. Lorsque des émeutiers cassent des banques, brisent les vitres d’une mairie ou taguent les rues de slogans anarchistes, demandez-vous quel autre choix avons-nous contre le despotisme des lois du marché.

Lutter en usant de la violence, c’est exprimer un besoin impérieux, capital et essentiel de liberté et de s’affranchir de l’État oppresseur. C’est exprimer brutalement l’envie de Paix au lieu de guerres intestines, c’est l’égalité et non le déterminisme social, et par dessus tout, parce qu’elle vient avec de nombreuses responsabilités envers son prochain : la Liberté pour tous.


billet / guerre / violence / liberté

Article réalisé par William Oechsner de Coninck

Publication : Mercredi 10 Mai 2017

Illustration : Et pense à acheter le pain en rentrant.

Crédit photo : Banksy (banksy.co.uk)






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