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Cracki Records, beau label, belle soirée

Retour sur la soirée Cracki Records à Stereolux

Cracki records, c’est l’histoire de deux amis mélomanes qui, guidés par leur passion, ont réussi à imposer en l’espace de cinq ans un catalogue à la fois frais et exigeant sur une scène musicale en plein renouveau.
Avant de fonder un label, un festival, puis une agence de booking, Donatien et François - les géniteurs de Cracki - formaient une forme de collectif à vocation évènementielle qui ne pouvait pas se targuer d’avoir des années d’expériences derrière lui. Partisans de « la fête libre », les fondateurs de Cracki Records gardent toujours à l’esprit l’importance de la spontanéité et de l’accessibilité de leurs soirées. 


À force d’organiser des soirées pour des DJ’s dans des lieux aussi cools qu’insolites, les deux acolytes se sont progressivement professionnalisés et sont venus, pour la plus grande joie du public nantais, se brancher aux amplis de Stereolux pour une soirée spéciale le 3 février dernier. 
La nuit tombe, la salle se remplit, nous sommes disposés à écouter. 

Après une mise en bouche musicale offerte par Ian Tocor, c’est Lucien & The Kimono Orchestra qui entre en scène. Le quatuor haut en couleur se situe quelque part à la croisée d’une mise en scène japonisante et d’une énergie surannée, résolument funky.

Suite à la performance solaire et enivrante des quatre musiciens, les deux jeunes protégés du label s’avancent furtivement dans la pénombre d’une salle déjà médusée. Sur scène, le duo Agar Agar confirme la force sensuelle et vintage qui habite leur premier projet sorti à la rentrée 2016 : Cardan.

Armand est aux machines, Clara chante de sa voix tantôt suave, tantôt rugueuse. Les morceaux de l’EP s’enchaînent dans une osmose parfaite. Le public assiste à l’étrange rencontre de deux personnages tout droits sortis des années quatre-vingt. On croirait assister à un flirt entre une punkette faussement fragile et une réincarnation de Marty McFly.

De ce retour vers le futur on retiendra la reprise surprenante du tube mythique de Demon « You Are My High » portée par la voix ensorcelante et contradictoire de Clara. Puis, c’est la techno hypnotique de Renart qui achève d’amener l’effervescence de la soirée à son apogée. 

On retiendra la capacité du label parisien à proposer un line-up harmonieux malgré son éclectisme et surtout les têtes dodelinantes du public nantais face à ce déferlement de beats signé Cracki Records.    






report / cracki records / stereolux

Article réalisé par Camille KOUASSI

Publication : Vendredi 10 FéVrier 2017

Illustration : Agar Agar

Crédit photo : https://twitter.com/CrackiRecords






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