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[Check in Party Festival] Vol en première classe !

On a testé le tout nouveau festival Check in Party, du 22 au 24 août, près de Guéret, dans la Creuse, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on n'a pas été déçu·e·s !

Chroniqueur dans les matinales musicales de Prun’, j’ai passé trois jours à Saint-Laurent près de Guéret, dans la Creuse, à la première édition du festival Check in Party. Programmation alléchante, cadre original et une communication aux petits oignons : tous les indicateurs étaient au vert, nous invitant, mes ami·es et moi, à passer un excellent week-end sur la « Terre du Milieu ».

Certes, depuis Nantes la route peut être longue, mais descendre dans le Limousin, passer ses petits villages atypiques, pour finalement s’enfoncer sur des routes désertes au milieu des vallées boisées et des champs, c’est aussi ça, l’esprit festival et le début de l’aventure.

Bienvenue à l’aérodrome de Guéret Saint-Laurent. La température extérieure est de 30 degrés, vous pouvez détacher vos ceintures, j’espère que votre voyage sera plaisant.
Organisé par l’association Terre du milieu et de nombreux autres partenaires, ce festival était attendu avec beaucoup de retenue et d’impatience de la part des « autochtones ». Les mots d’ordre étaient organisation, sécurité et pas de bouchons…
Il y a deux ans sur le même site s’était déroulé le festival Clandestino. Un point noir dans l’histoire des évènements culturels creusois puisque suite à de nombreux ratés, le festival s’était entaché d’une mauvaise réputation.
Les différentes attentes de la part de la Région, du département et des riverain·e·s, ont donné lieu à une organisation aux petits oignons. Cette année donc, tout était réuni pour faire de ce format inédit une édition mémorable.
La Check in party est certainement le festival le plus cadré et le mieux organisé que j’ai eu l’occasion de faire. Certains·es diront que c’était peut-être trop, mais il devait faire ses preuves. En cela, c’est une réussite.

Paré·e·s au décollage


Concernant le site, nous sommes bien sur un aérodrome, la piste dessert, d’un bout à l’autre, le camping et le festival. On est dans la Creuse, c’est peut-être la diagonale du vide mais c’est beau, et Guéret n’est qu’à 15 minutes.

L’aérodrome, situé en rase campagne, est entouré de vallées et de forêts. Voilà pour le décor. Sur le camping tout est pensé pour les festivaliers·ères (bon, ça manquait d’ombre, mais il est rare de voir des arbres au pied d’une piste de décollage non?), un accueil avec cashless, espace covoiturage, point info…
Une fois franchie l’entrée, des tipis et des cabanes en bois aux couleurs psychédéliques se mêlent aux tentes. Un service de batteries et recharges est mis à disposition, des stands de bouches locaux ! Un bar…. Un vrai lieu de vie et pas seulement un dortoir.

Côté animations, le camping n’est pas en reste puisqu’une brigade spéciale veille ! Deux faux gendarmes, juchés sur un tricycle thermique (l’orga’ à mis l’accent sur l’éco-responsabilité), s’assurent de faire le show ! En parallèle, du yoga bière, du air guitar ou encore des blind-tests sont organisés tout au long de la journée en attendant le début des concerts.
Par ailleurs, toilettes sèches, douches, lavabos sont au rendez-vous et en nombre pour le confort de toutes et tous. Un service spécial de transport (tenez-vous bien) sur des porte-bagages de moto-bécanes agrémentés d’oreillers permet d’effectuer le trajet camping festival dans la rigolade. On est bichonné·es !

Jeudi 21 août : prise de température


Une fois installé, je m’empresse d’assister à la conférence de presse d’ouverture, alors que Le Prince Miiaou débute son concert. Les organisateurs·trices, le maire de Saint-Laurent, le Conseil régional et la Préfète prennent à tour de rôle la parole pour se féliciter de cet événement qui débute sur les chapeaux de roues et sans secousses.

Le bar adjacent à l’estrade est un véritable biplan, les ailes servant de comptoir ! Notons aussi la volonté de l’organisation de valoriser exclusivement les artistes féminines ce soir-là. Le Prince Miiaou, Julia Jacklin, Clara Luciani, Patti Smith et Jeanne Added enchaînent les performances sur la « the Wall of sound stage » (la plus grande scène du festival).
Une fois sorti du carré vip/presse, je décide de découvrir le site avant d’aller goûter des spécialités locales proposées (un fondu creusois, ce soir-là). Le thème de l’aviation est au rendez-vous, ainsi peut-on découvrir des espaces de détentes au pied d’une maquette géante d’armature d’avion en bois, d’autres (vrais) avions sont autant de points de repères qu’un rappel du lieu où nous nous trouvons.
Mention spéciale au bar situé à l’entrée d’un hangar, qui est rempli d’autres machines volantes. En tout il y a quatre scènes, deux « main » (Wall of sound stage & Air Force Stage), et une plus petite (la Spitfire) qui est une double scène.

Le festival est très bien agencé et aucun effet de foule ne se fait sentir, c’est réellement convivial et on respire. Ce soir là, je passe furtivement sur le concert de Clara Luciani, ni prêtant qu’une oreille peu attentive, tout en sirotant une bière locale.
Suivra Patti Smith, qui malgré ses 72 ans livrera un concert plein d’énergie et de poésie, le tout parsemé de messages sur l’environnement. J’étais d’ailleurs amusé de voir des festivaliers.ères de sa génération s’émerveiller et danser!
Finalement, viendra le concert de Jeanne Added, qui fut une réelle surprise tant la chanteuse était survoltée et la performance live excellente. Rien à voir avec les versions studios ! J’aimais déjà l’artiste, j’ai adoré le live. Jeux de scène et de lumière incroyables, le public était envoûté et déchaîné, lui aussi !
La soirée se clôturera face à un disque-jockey des familles qui passe des vinyles Motown pour ceux et celles qui comptaient poursuivre la soirée. 

Vendredi 22 août : gestion de la température


Après une nuit fraîche, la température chutant radicalement lorsque le soleil disparaît, nous profitons du temps mort avant la réouverture du festival pour aller visiter Guéret, et goûter d’autres spécialités locales.

Déjà, le temps paraît suspendu. De retour sur l’aérodrome, le public, venu en masse la veille semble plus discret à l’ouverture. Toutefois, avec la programmation alléchante à venir, le site ne tarde pas à se remplir.

Ainsi, ce soir-là, Gogol Bordello, Foals, Slaves, The Inspector Cluzo, Paula Temple, Namdose, La Colonie de Vacances, Lysistrata, It It Anita, Yak, Puts Marie, Ocktober Lieber, The Psychotics Monks se relaieront sur les différentes scènes.
Comme je le disais en amont dans cet article la scène « Spitfire » était scindée en deux. Une scène classique et une scène à 360 degrés. Et bien c’est une très bonne expérience.
L’ensemble La Colonie de Vacances se compose de 4 groupes. Ces derniers étaient aux quatre angles de la scène pour une immersion totale. D’autres groupes joueront sur cette scène mais au centre, ce qui n’entache en rien l’intérêt et la pertinence de cette installation.

Durant cette deuxième journée, j’ai adoré la prestation de Psychotic Monks et l’ambiance sombre qui découlait du concert, puissant. Le set de Lysistrata (groupe que j’ai passé dans les matinales musicales de Prun’) était comme à son habitude une bonne claque sans temps morts, ces jeunes bordelais semblent infatigables !
Slaves fut une bonne surprise, je n’en attendais pas moins d’un duo de punk anglais, une belle découverte.
Le reste fut tout aussi agréable à écouter et vivre. On est bien.

Samedi 23 août : Grand final


Mieux préparé·es à affronter la nuit fraîche, nous nous éveillons sous un soleil de plomb, reposé·es, prêt·es à aller découvrir la campagne et les lacs environnants. Direction le lac de Courtille, pour un pic-nic chill.

Il semblerait que nous ne soyons pas les seuls·es à avoir eu la même idée, le site fourmille de bracelets aux couleurs de La check in party. Il faut dire que le cadre est idyllique et permet de se reposer à l’ombre des arbres entre deux brasses dans l’eau, modérément chaude.

Il est maintenant l’heure de retourner nous ambiancer pour cette dernière soirée. Le temps ne passe pas à la même vitesse dans la Creuse. De retour sur le site, après un burger limousin et quelques bières, nous attaquons la soirée avec Altin Gün, un groupe programmé sur Prun’.
J’attendais beaucoup de ce concert et il fut intéressant mais peut-être moins que dans une ambiance intimiste. Nous écoutons allongés·es dans l’herbe Deer Hunter et Oh sees, alors que Jacco Gardner’s Sommium joue sur une autre scène un set bien psyché.
C’est maintenant au tour de Flavien Berger et son concert romantico-bobo, sur fond de pylônes drapés dansants. Bon, ce n’est pas ma came et je veux une bonne place pour le concert de Balthazar qui suit. Je décide donc d’abréger.
C’était une super idée, le concert de Balthazar était sûrement l’un des meilleurs de tout le festival, tant d’un point de vue scénique que musical. A ce propos ils sont aussi dans la playlist de Prun’.

Nous prenons le temps pour une bière avant le concert de The Blaze et faisons l’impasse sur Black Midi, un set bien rodé et une performance scénique intéressante, bien que l’on ait l’impression qu’une playlist mp3 tourne durant le concert.

La fin de soirée s’amorce et c’est au tour d’Étienne de Crécy de prendre place, dans un champ d’anciennes antennes TSF géantes. On en prend plein les yeux ! Un show visuel impressionnant pour une prestation en festival. Un plaisir !
Dans la continuité de son set, voici le tour de Ouai Stephane, artiste électro aux loops insensés. Il clôturera cette soirée dans un mélange sonore étonnant.

Dimanche 24 août : atterrissage


Comme toutes les bonnes choses ont une fin, il est temps de plier les gaules et de dire au revoir à nos voisins·es de camping. Nous nous retrouverons peut être l’année prochaine.
Au total, ce sont 14 000 personnes qui ont défilées durant ces trois jours.
Cette première édition est une réussite, tant sur le papier que dans l’esprit des festivalier·ères. De toutes les personnes que j’ai pu interroger, aucune ne voyait de point(s) négatif(s).

Une seconde édition est d’ores et déjà prévue pour 2020, et je vous invite à faire le voyage jusque dans la Creuse, vous en reviendrez conquis·es !
D’ici-là, mettez-vous dans l’ambiance 2019 grâce à notre sélection coups de cœurs de cette première édition, accompagné·e pourquoi pas, d’un fondu creusois !

[A écouter en podcast, juste en haut !]


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Texte original : Aurel
Texte revu et corrigé : Agathe


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Article réalisé par Constance Bénard

Publication : Jeudi 01 Janvier 1970

Illustration : Paré·e·s au décollage !






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