jeudi 18 mars 2010, 23:26:29
Homosexuels, Bi et Trans, tous étaient représentés à l’occasion de cette Gaypride 2009 à Paris. De nombreux chars ont défilé de Montparnasse jusqu’à Bastille samedi dernier. Les manifestants venus pour faire la fête et pour revendiquer des droits se sont mobilisés massivement. Cette année encore l’ambiance était haute en couleurs sous une chaleur écrasante. Et cela faisait déjà une semaine que les associations militantes ainsi que les artistes du milieu avaient entamé des actions culturelles ou plus politiques. Soirées, concerts et autres débats, l’actualité de ces derniers mois a fourni de quoi protester pour les uns, discuter pour les autres. Durant ces deux jours, différentes soirées comme la Wet for Me du collectif Barbieturix ou la SexPride ont enflammé les clubs, la marche elle a permis de donner une visibilité au mouvement.
« On n’est pas des sous-hommes »
Et les revendications sont encore nombreuses. Pour Christine Ledouaré présidente du centre LGBT et pour Emilie Jouvet photographe cinéaste, il reste beaucoup de chemin à parcourir afin d’obtenir l’égalité prônée. De nombreuses agressions frontales et discriminations ont été déplorées ces derniers mois à l’encontre des homosexuels. Les deux femmes reprochent aux autorités politiques leur manque de volonté alors que L’europe elle est en avance sur ce point. Bien qu’il n’y ait plus l’urgence connue durant les années SIDA, la lutte continue pour les 70 associations présentes à la Gaypride, David et Jonathan association gays et lesbiennes juifs, ActUp etc). Bien que les mentalités évoluent dans les société, les pays voisins européens ont dors et déjà accordé le mariage, et parfois même l’adoption, un travail de sensibilisation reste à faire. Pendant ce temps, la culture homosexuelle pourtant méconnue, reste foisonnante. Emilie Jouvet prépare actuellement la tournée du Queer Xshow qui mélangera performances, expositions et musique à travers différentes dates en Europe. Le glamour associé au discours engagé, un bon moyen pour ces femmes d’être reconnues et de se faire entendre.
L’ignorance mène à l’intolérance, c’est bien connu.
Clémentine Blézeau