vendredi 10 février 2012, 05:41:45
« Une bouffée d'oxygène », c’est l’effet que provoque cette nouvelle chez les restaurateurs.
Le secrétaire d'Etat au Commerce, Hervé Novelli, a célébré cette nuit, le passage de la TVA de 19,6 à 5,5% qui coûtera 2,35 milliards d’euros à l’Etat. Cette diminution de la taxe se répercuterait sur les prix à la carte, mais rien n’oblige les établissements à suivre les préconisations du gouvernement. Certains d’entre eux préfèrent investir dans l'emploi ou le matériel. Pour les tables concernées qui ont fait le choix d’alleger la note du consommateur cela doit s’appliquer au tarif de 7 produits minimum, ce sont principalement les plats du jour et certaines boissons (non alcoolisées) qui bénéficient de ce rabais. A nantes, d’autres ont choisi de prendre un pari risqué, modifier l’ensemble de la carte pour prendre un nouveau départ.
Un coup de pouce pour l’emploi ?
Cette remise devrait également se répercuter sur les salariés, l’économie réalisée permet à ceux qui le désirent d’investir en embauchant une personne supplémentaire. 40 000 embauches (dont 20 000 jeunes en alternance) ont été promises, ainsi que l'augmentation des salaires ou la création d'une mutuelle pour les salariés du secteur. Alors cette baisse incarne également l’espoir d’une amélioration des conditions de travail. Seulement, en pleine période de crise, ils faut réparer les pots cassés et cette aubaine ne devrait faire baisser les prix que de la restauration rapide. Les tables traditionnelles ont trop souffert des pertes de chiffre affaire ces derniers mois. L'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir fera aussi sa propre enquête pour vérifier que les prix ont effectivement baissé. Les résultats devraient être publiés en 2010. En parallèle la première réunion du comité de suivi, qui doit vérifier que les engagements des professionnels, notamment sur le plan salarial, en contrepartie de la baisse de la TVA, sont tenus, se tiendra le 22 juillet.
Les consommateurs comme les restaurateurs restent sceptiques, la nouvelle doit encore faire ses preuves.
Clémentine Blézeau