jeudi 09 février 2012, 03:44:39
Le collectif RomEurope s'est rassemblé mercredi 17 juin à Nantes. La décision de la municipalité nantaise de déplacer les familles Roms vers de nouveaux terrains ou des logements sociaux les inquiète. Les enfants scolarisés vont devoir changer d'école, avec tout ce que cela implique comme difficulté d'adaptation.
L'école, vecteur primordial d'intégration.
Car les Roms ont leur culture particulière. Leurs enfant ne sont généralement pas scolarisés selon le cursus normal et arrive parfois en cm2 sans savoir lire. Or, le collectif RomEurope explique que les familles menacées d'expulsion ont des enfants scolarisés et qui réussissent. Mercredi, des instituteurs sont venus témoigner : ces jeunes Roms ont énormément progressé depuis leur scolarisation, ils se sont fait des amis...Ils se sont intégrés.
Aucune réponse.
Un autre des enjeux est la santé des familles. A force d'être déplacées, de vivre dans l'incertitude, elles en viennent parfois à négliger des soins importants.
Le collectif regrette que la municipalité nantaise n'est pas agit en concertation avec les associations de bénévoles qui aident les familles Roms. Les demandes de rencontre avec Jean-Marc Ayrault, Député-maire de Nantes, sont restées sans réponse.
Les familles devraient quitter leurs terrains à partir du 20 juin.
Cyrille Masson